Documentez l’écart, cherchez son origine et séparez le paiement reçu de la décision sur la prise en charge des frais.
Comparer les bons montants avant de nommer les frais
Ouvrez le détail bancaire de l’opération plutôt que de vous limiter à la ligne résumée du relevé. Selon la présentation de votre banque, les frais peuvent apparaître dans une opération séparée ou dans les informations de transfert. Notez les chiffres affichés et leur libellé exact, sans les transformer immédiatement en une conclusion.
Demandez au client son avis de paiement si les informations manquent. Il doit montrer le montant de l’ordre et la référence utile, pas l’ensemble de son compte. Une différence peut aussi provenir d’une erreur de saisie, d’une monnaie différente ou d’un paiement partiel volontaire ; vérifiez ces possibilités avant de parler de frais.
Calculer l’écart sans lui attribuer un responsable
Les CHF 15.00 sont d’abord une différence arithmétique. Le justificatif du client montre son instruction, tandis que votre compte montre votre réception. Aucun des deux ne permet à lui seul de conclure que les conditions commerciales imposent cette différence à l’une ou l’autre partie.
Facture ouverte : CHF 1’250.00. Montant de l’ordre communiqué par le client : CHF 1’250.00. Crédit constaté : CHF 1’235.00. Différence à expliquer : CHF 15.00. Prochaine vérification : détail du transfert et éventuels frais identifiés.
Formuler une demande de clarification neutre
Écrivez au contact habituel en rappelant la facture, le montant de l’ordre connu et le crédit reçu. Demandez s’il dispose du détail du transfert. Une formulation factuelle évite de réclamer immédiatement « les frais que vous avez oubliés » alors que leur origine et leur traitement n’ont pas encore été établis.
Consultez ensuite ce que vous aviez convenu sur les modalités de paiement. Si rien n’est clair, discutez d’une solution pour cette opération et de la règle pratique à retenir pour les prochaines. Ce guide ne détermine pas la répartition juridique des frais ; il vous aide à préparer les faits avant cette décision.
Conserver la différence visible dans le suivi
Enregistrez le paiement effectivement constaté selon le détail bancaire contrôlé. Si une charge apparaît séparément de l’encaissement, faites confirmer à votre comptable la manière de représenter les deux événements. Évitez de réduire une facture au hasard ou de saisir un montant reçu fictif pour obtenir un solde nul.
Dans Bilyo, les paiements sont manuels. Le logiciel ne reçoit pas automatiquement les frais de votre banque et ne choisit pas leur traitement comptable. Conservez dans votre dossier le lien entre le transfert, les frais identifiés et toute décision commerciale prise après discussion avec le client.
Écrire ce que vous acceptez et ce qui reste attendu
Si vous demandez un complément, indiquez son montant exact et la facture concernée, après avoir clarifié la base de cette demande. Si vous acceptez de prendre en charge un écart, notez cette décision et faites vérifier la correction appropriée. Ne laissez pas seulement une ligne de paiement modifiée sans explication.
Un geste ponctuel ne doit pas devenir une règle implicite mal comprise. Votre réponse peut préciser que la solution concerne ce transfert et que vous souhaitez confirmer les modalités des prochains règlements. Cette précision organise la relation commerciale sans créer un avis juridique sur les conditions existantes.
Repérer une répétition plutôt que traiter chaque cas isolément
Après plusieurs opérations semblables, recherchez un motif commun : même compte, même monnaie ou même circuit de transfert. Demandez à votre banque quelles informations et quelles options existent pour ce cas précis. Ne promettez pas au client qu’une autre méthode supprimera tous les frais sans l’avoir vérifié.
Ajoutez le point à votre contrôle des nouveaux dossiers internationaux ou des clients qui règlent depuis un autre pays. Une instruction de paiement claire, discutée avant le transfert, limite les échanges après réception. Gardez toujours séparés les frais réels, leur prise en charge convenue et la mise à jour de votre facture.
Exemples fictifs. Pour les questions fiscales ou contractuelles propres à votre entreprise, consultez votre fiduciaire.