Gardez la devise d’origine, la somme créditée et les détails fournis par la banque ; clarifiez l’écart avant de déclarer la facture soldée.
Distinguer la facture, l’ordre du client et le crédit
La facture indique ce que vous avez demandé en CHF. Le justificatif du client indique ce qu’il a ordonné de transférer. Votre banque indique ce qui a été crédité. Ces documents décrivent trois étapes ; le montant annoncé par le client n’est pas nécessairement celui qui apparaît finalement sur votre compte.
Relevez la devise de chacun des montants et n’additionnez jamais des valeurs en monnaies différentes. Une ligne « 800 » n’est pas exploitable sans son unité. Conservez aussi la date de l’opération et les frais ou informations de conversion affichés séparément, sans supposer que tous les écarts proviennent du change.
Partir du crédit constaté pour le suivi opérationnel
Si votre compte CHF reçoit directement un montant en CHF, ce crédit constitue votre point de départ pratique pour rapprocher la facture. Comparez-le au solde encore ouvert. Si les fonds sont reçus uniquement sur un compte en devise, gardez la situation distincte et demandez à votre fiduciaire comment traduire ce versement dans votre suivi.
N’utilisez pas le premier taux trouvé sur internet pour fabriquer un encaissement en CHF. Un cours affiché publiquement ne prouve ni les conditions du transfert ni la valeur retenue pour vos écritures. Le choix comptable ou fiscal du taux demande son propre examen ; cet article organise les informations nécessaires à cette discussion.
Une différence de conversion à expliquer
L’exemple permet de repérer un écart de CHF 7.60, pas de déterminer qui doit le supporter. Cherchez d’abord le détail du transfert. Une déduction bancaire, une conversion ou une erreur de montant peuvent avoir des explications différentes et appeler un échange différent avec le client.
Solde de la facture en CHF : CHF 900.00. Client : paiement initié en EUR selon son justificatif. Crédit constaté sur votre compte CHF : CHF 892.40. Écart opérationnel : CHF 900.00 − CHF 892.40 = CHF 7.60.
Clarifier ce que le client pensait régler
Informez votre interlocuteur du montant reçu en CHF et demandez le détail utile du paiement, en lui permettant de masquer les opérations étrangères au dossier. Vérifiez si un montant en CHF avait été choisi au départ ou si le client a converti lui-même le prix dans sa monnaie avant d’ordonner le transfert.
Présentez l’écart sans annoncer d’emblée une faute du client ou de sa banque. Vous pouvez demander si le transfert devait couvrir le solde complet, puis convenir de la prochaine étape. Toute décision sur la prise en charge de l’écart doit être écrite clairement et distinguée d’une simple vérification en cours.
Reporter des données contrôlées dans votre outil
Bilyo se concentre sur les documents en CHF et le suivi manuel des paiements. Il ne synchronise pas vos comptes bancaires et ne réalise pas automatiquement ce rapprochement de devises. Enregistrez uniquement les montants que vous avez identifiés et dont l’utilisation dans le dossier a été clarifiée.
Gardez les informations d’origine avec le justificatif : devise du transfert, montant annoncé, crédit en CHF, frais identifiés et décision sur l’écart. Un simple commentaire « change » ne permettrait pas de comprendre plusieurs mois plus tard comment vous êtes passé du virement du client au solde affiché.
Rendre les prochains paiements moins ambigus
Avant une nouvelle mission internationale, indiquez clairement la devise de facturation et les instructions de paiement que vous avez retenues avec le client. Demandez à votre banque quelles informations elle peut fournir sur les transferts reçus. Vous préparerez ainsi un dossier plus lisible sans promettre un montant de frais ou un taux futur.
Si ces cas deviennent fréquents, comparez vos besoins avec votre organisation comptable et bancaire. Le bon critère est votre capacité à retracer les conversions et les écarts, pas seulement la possibilité d’écrire une monnaie dans une note. Une facturation multidevise récurrente demande un périmètre d’outil adapté.
Exemples fictifs. Pour les questions fiscales ou contractuelles propres à votre entreprise, consultez votre fiduciaire.