À retenir

Pour deux remises successives, multipliez les coefficients restants. Précisez l’ordre des opérations, la base concernée et les arrondis avant de comparer les offres.

Identifier ce qui est réduit à chaque étape

Un prix de départ, une première remise et une seconde remise forment trois étapes distinctes. La seconde peut porter sur le montant déjà réduit ou sur le prix initial, selon l’offre annoncée. Cette différence doit être écrite. Une formule comme « 10 % et 5 % supplémentaires » peut rester ambiguë si aucune base n’est précisée. Utilisez une phrase complète indiquant que la seconde réduction est appliquée au montant restant après la première. Conservez aussi les exclusions : une livraison ou une prestation externe peut ne pas appartenir à la base remisée.

Dérouler le calcul sur un montant fictif

Partons de CHF 1’000. Une première remise de 10 % retire CHF 100 ; il reste CHF 900. Une seconde remise de 5 % appliquée à ce montant retire CHF 45. Le total final est CHF 855, soit CHF 145 de réduction. La remise globale équivaut donc à 14,5 % du prix initial. La formule est 1 − (0,90 × 0,95) = 0,145. Une remise unique de 15 % donnerait CHF 850 : les deux présentations diffèrent de CHF 5 dans cet exemple.

ÉtapeBaseRéductionReste
Première remise : 10 %CHF 1’000CHF 100CHF 900
Seconde remise : 5 %CHF 900CHF 45CHF 855

Distinguer pourcentages et montants fixes

Sans arrondis intermédiaires, deux pourcentages portant successivement sur l’ensemble donnent le même résultat dans les deux ordres : 0,90 × 0,95 = 0,95 × 0,90. Ce n’est plus vrai lorsqu’un montant fixe intervient. Sur CHF 1’000, retirer CHF 100 puis appliquer 5 % donne CHF 855. Appliquer 5 % puis retirer CHF 100 donne CHF 850. N’étendez donc pas la propriété des coefficients à toutes les promotions. Si des exclusions ou plafonds existent, recommencez le calcul avec les bases exactes au lieu de réutiliser un taux global.

Traiter séparément les lignes exclues

Imaginons CHF 800 de prestations remisées et CHF 200 d’un achat exclu. Les remises successives de 10 % puis 5 % donnent CHF 684 sur les prestations : 800 × 0,90 × 0,95. L’ajout des CHF 200 exclus porte le total à CHF 884. Appliquer directement 14,5 % à CHF 1’000 donnerait CHF 855 et retirerait CHF 29 de trop. Préparez une colonne pour les lignes éligibles, une pour les exclusions, puis un total de contrôle. La liste des exclusions fait partie de l’explication commerciale, pas seulement du calcul interne.

Contrôler le passage aux centimes

Les exemples ronds masquent parfois les effets d’arrondi. Avec plusieurs lignes, le logiciel peut produire un centime d’écart selon que la réduction est arrondie ligne par ligne ou sur un sous-total. Gardez une règle constante et comparez le document final aux conditions annoncées. Évitez de modifier un total à la main pour retrouver un chiffre souhaité sans comprendre l’origine de l’écart. Si vous convertissez plusieurs remises en prix unitaires nets, gardez le calcul original dans le dossier afin de pouvoir expliquer le prix à un collègue ou au client.

Préparer le document sans doubler la réduction

Vérifiez comment votre outil permet d’exprimer la remise retenue. Dans Bilyo, contrôlez les lignes et le total du brouillon plutôt que de supposer qu’une succession de promotions est appliquée automatiquement. Vous pouvez présenter le prix final convenu avec une explication lisible, mais ne cumulez pas un prix déjà réduit et une nouvelle remise couvrant le même geste. Avant l’envoi, faites trois contrôles : base éligible, réduction totale en francs et total attendu. Une personne extérieure au dossier doit pouvoir reproduire le calcul sans connaître votre discussion commerciale.

Exemples fictifs. Pour les questions fiscales ou contractuelles propres à votre entreprise, consultez votre fiduciaire.