Annoncez si le tarif du palier s’applique à toutes les unités ou seulement à une tranche. Testez systématiquement les quantités juste avant et juste après chaque seuil.
Relier la dégressivité à une économie réelle
Identifiez ce qui diminue quand la quantité augmente : préparation mutualisée, achat groupé, série homogène ou livraison unique. Si chaque unité demande autant de travail et une validation séparée, la baisse du prix peut être un choix commercial sans économie correspondante. Notez cette distinction. Vérifiez également si la quantité doit être commandée en une fois ou peut être cumulée sur une période. Une production de vingt pièces identiques et vingt demandes successives n’utilisent pas nécessairement les mêmes ressources, même si le nombre final est identique.
Calculer un tarif portant sur toute la commande
Dans un exemple fictif, les quantités de une à neuf unités sont proposées à CHF 30 l’unité et celles de dix à dix-neuf à CHF 27. Avec un tarif appliqué à toute la commande, neuf unités coûtent CHF 270 et dix unités coûtent également CHF 270. Le seuil ne fait pas baisser le total ici, mais rend la dixième unité sans coût supplémentaire apparent. Avec un écart de prix plus fort, le total pourrait même diminuer. Calculez ces frontières avant de publier le catalogue, au lieu de contrôler seulement une commande moyenne.
Comparer avec une tarification par tranches
Avec les mêmes chiffres, une méthode par tranches conserve CHF 30 pour les neuf premières unités et applique CHF 27 à partir de la dixième. Dix unités coûtent alors 9 × 30 + 1 × 27 = CHF 297. Douze unités coûtent CHF 351. Les douze mêmes unités auraient coûté CHF 324 avec le prix de CHF 27 appliqué à toute la commande. Ni l’une ni l’autre méthode ne doit être devinée par le client. Écrivez une règle et accompagnez-la d’un exemple au seuil.
| Quantité | Palier sur toutes les unités | Tranches successives |
|---|---|---|
| 9 | CHF 270 | CHF 270 |
| 10 | CHF 270 | CHF 297 |
| 12 | CHF 324 | CHF 351 |
Définir les unités réellement équivalentes
Une quantité ne suffit pas si les pièces diffèrent fortement. Précisez la famille de produit, les formats, le niveau de préparation et les retours compris. Dix fichiers prêts à produire ne sont pas forcément comparables à dix créations différentes. Si plusieurs références sont regroupables, indiquez lesquelles. Si une nouvelle version déclenche un nouveau démarrage, rendez-le visible. Cela évite de promettre une dégressivité fondée sur l’homogénéité alors que le client imagine pouvoir additionner toutes ses demandes sans distinction de contenu ni de calendrier.
Construire une grille de test du catalogue
Pour chaque seuil, calculez trois quantités : une unité avant, le seuil exact et une unité après. Ajoutez un scénario avec deux références et un autre avec une livraison fractionnée. Vérifiez le total, les ressources et la cohérence avec les conditions affichées. Les cases qui demandent une explication longue signalent parfois une règle trop complexe. Une grille courte, avec peu de seuils et des unités reconnaissables, peut être plus facile à gérer qu’un barème très fin dont personne ne maîtrise les exceptions.
Reporter la méthode retenue dans le devis
Bilyo met en forme les quantités et les prix que vous saisissez ; ne présumez pas qu’un barème dégressif externe s’applique automatiquement au catalogue. Pour un tarif global, contrôlez le prix unitaire retenu pour la quantité. Pour des tranches, présentez des lignes distinctes permettant de reproduire le total. Avant la facture, vérifiez les unités réellement commandées et les modifications acceptées. Si la quantité évolue, reprenez la règle annoncée et discutez l’effet sur le prix, plutôt que de laisser le client découvrir un nouveau palier dans le PDF final.
Exemples fictifs. Pour les questions fiscales ou contractuelles propres à votre entreprise, consultez votre fiduciaire.