À retenir

Associez chaque part du forfait à une phase identifiable. Gardez séparés le calcul interne, les livrables annoncés et le calendrier de facturation retenu avec le client.

Dessiner des étapes que vous pouvez reconnaître

Une phase doit avoir un début, un résultat et une condition de passage à la suivante. « Travail intermédiaire » ne permet pas de savoir ce qui est compris. Préférez « atelier et synthèse », « première version » puis « adaptations et fichiers finaux ». Notez les entrées attendues du client pour chaque étape. La répartition devient plus robuste lorsque les frontières suivent les livrables plutôt que les seules dates du calendrier. Elle permet aussi d’identifier une demande nouvelle sans répartir arbitrairement son coût sur tout le projet.

Estimer les ressources avant de distribuer le prix

Pour chaque phase, estimez le temps, les achats spécifiques et les interventions externes, avec la même méthode. Une phase courte peut porter un achat important ; une phase de livraison peut surtout demander du contrôle. Le nombre d’heures n’est donc pas toujours la seule clé utile. Indiquez les postes partagés, comme la coordination générale, puis choisissez une règle d’affectation visible. Vous pouvez les répartir selon le temps ou les laisser dans un poste commun, mais ne les comptez pas intégralement dans chaque phase.

Ventiler un forfait fictif de CHF 3’600

Un projet représente vingt-quatre heures de travail interne : six de cadrage, douze de réalisation et six de finalisation. Pour illustrer une clé fondée uniquement sur les heures, les poids sont 25 %, 50 % et 25 %. Un forfait de CHF 3’600 se répartit donc en CHF 900, CHF 1’800 et CHF 900. Cette clé n’indique pas que toutes les heures ont une valeur identique dans chaque métier ; elle rend simplement explicite la règle de ce dossier fictif. Une autre structure serait nécessaire si un achat spécifique modifiait fortement une phase.

PhaseHeures estiméesPartMontant réparti
Cadrage625 %CHF 900
Réalisation1250 %CHF 1’800
Finalisation625 %CHF 900

Ne pas confondre ventilation et échéances

Une répartition par phase décrit le prix du travail. Le calendrier de facturation décrit quand un document est préparé et quel montant est demandé. Ces deux tableaux peuvent différer selon l’accord retenu. Une première demande de versement ne prouve pas que la première phase est achevée. Utilisez donc deux colonnes distinctes et des libellés adaptés. Ce guide organise un suivi commercial ; pour déterminer la portée d’un acompte ou d’une condition de paiement, examinez vos documents et faites vérifier les questions particulières qui dépassent ce calcul.

Répartir un ajout là où il crée du travail

Si le client ajoute un atelier, rattachez le complément au cadrage et aux éventuelles adaptations qu’il provoque. Ne majorer que la première phase pourrait masquer une reprise de réalisation. À l’inverse, augmenter uniformément toutes les phases ne montre pas la cause. Préparez une mini-ventilation du changement et gardez la version acceptée. Une phase terminée peut rester inchangée alors que les suivantes évoluent. Le nouveau total doit être expliqué par les tâches ajoutées ou retirées, avec une référence à la proposition précédente pour éviter les doublons.

Passer à la facturation avec un rapprochement simple

Tenez un tableau du forfait accepté, de ses compléments et des montants déjà facturés. Avant chaque nouveau document, vérifiez que le cumul correspond à ce qui est demandé à cette étape et que le reste ne contient pas de postes abandonnés. Dans Bilyo, les lignes du devis et des factures mettent en forme le périmètre retenu ; l’outil ne construit pas automatiquement votre ventilation de coûts. Conservez le tableau de rapprochement dans le dossier. Une description de phase suffisamment précise aide ensuite le client à rapprocher la facture du projet.

Exemples fictifs. Pour les questions fiscales ou contractuelles propres à votre entreprise, consultez votre fiduciaire.